Que doit contenir une soumission de point de vente ?
Présentez d’abord le matériel, puisque c’est ce que le client a demandé, puis le service, que le client doit avoir lu avant d’arriver au total. Placez les limites de l’engagement à la fin du document. Une soumission qui commence par des conditions générales risque de ne pas être lue jusqu’au bout.
- Le matériel, un modèle par ligne, avec sa désignation exacte et sa quantité.
- Les accessoires : câbles, supports, tiroir-caisse, blocs d’alimentation et pièces de fixation.
- Les consommables de démarrage, en précisant ceux que le client devra recommander.
- L’installation, soit le déplacement, le montage, le câblage et la mise en service.
- La configuration, soit les pilotes, les essais d’impression et le paramétrage du lecteur.
- La formation et la remise du poste, suivies des limites de l’engagement.
Quelles lignes oublie-t-on le plus souvent ?
Les oublis concernent rarement le matériel principal. Ce sont surtout les accessoires qui relient le terminal aux autres appareils et le temps de configuration. Ces oublis passent inaperçus à la signature. Ils apparaissent le jour de l’installation, quand il faut aller acheter une pièce et que ce déplacement n’est facturé à personne.
| Ligne oubliée | Conséquence le jour de l’installation |
|---|---|
| Câble de tiroir-caisse | Le tiroir ne s’ouvre pas et il faut retourner au magasin |
| Support ou fixation murale | L’imprimante de cuisine reste posée sur un comptoir graisseux |
| Rouleaux de papier de démarrage | Le client commence sans papier et appelle le soir même |
| Prise électrique supplémentaire | Le poste dépend d’une barre d’alimentation improvisée |
| Temps de configuration du lecteur | Des heures de travail non facturées |
Que ne faut-il jamais écrire dans une soumission ?
N’écrivez rien que vous ne pourriez pas prouver si on vous le demandait. Une soumission est un document commercial qui vous engage. Chaque affirmation doit reposer sur une fiche produit, sur une confirmation écrite de votre fournisseur ou sur un essai que vous avez fait vous-même.
- Un statut réglementaire attribué au matériel : au Québec, la certification vise le logiciel (le SEV) et relève de Revenu Québec et de l’éditeur.
- Une valeur chiffrée, comme une portée en mètres, une autonomie, une vitesse d’impression ou une durée de garantie, sans fiche technique ni confirmation écrite pour l’appuyer.
- Un délai de livraison que votre grossiste ne vous a pas confirmé par écrit pour cette commande.
Que vérifier avant d’envoyer la soumission ?
Avant d’envoyer la soumission, relisez-la en vérifiant les cinq points suivants ; l’exercice prend quelques minutes. Ces points assurent la cohérence entre la demande du client, le catalogue de votre fournisseur et ce que vous vous engagez à faire.
- Chaque désignation correspond à un modèle réellement disponible chez votre grossiste.
- Chaque caractéristique citée figure sur la fiche produit, sans arrondi ni interprétation.
- Chaque ligne de service décrit une action concrète et vérifiable.
- Les exclusions sont écrites en toutes lettres.
- Le nom du logiciel du client apparaît, avec l’essai d’impression prévu à la mise en service.
Comment présenter le service dans la soumission ?
Décrivez le service en détail. Un client qui lit « installation incluse » ne voit rien à payer. S’il lit six lignes qui décrivent le déplacement, le montage, le câblage, l’installation des pilotes, l’essai d’impression et la formation, il comprend ce qu’il achète. Le service est la partie de votre offre que le client ne peut pas comparer en ligne ; il mérite le même niveau de détail que le matériel.
Mentionnez aussi les consommables, l’entretien planifié et les interventions de dépannage, même si vous ne les vendez pas tout de suite. Le client saura à qui s’adresser, et vous préparez la suite de la relation commerciale.